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La gale : maladie très contagieuse, est en recrudescence

sarcopte de la gale Pour suite de l’Article du 18 décembre dernier, les dermatologues tirent la sonnette d’alarme sur la difficulté d’accès au traitement pour cette maladie parasitaire.Traitement préventif de 300 patients de lhôpital de Montbéliard en août dernier, épidémie dans les crèches ardennaises en octobre: la gale, maladie que lon croyait presque disparue, fait son grand retour. La recrudescence de cette maladie de peau, certes bénigne, mais très contagieuse inquiète les dermatologues qui réclament la création dune cellule de crise. La gale est une affection de la peau spécifique à l’homme. Elle est causée par la femelle dun acarien microscopique, le sarcopte, qui creuse dans lépiderme des galeries où elle dépose ses œufs, provoquant un prurit constant et de vives démangeaisons, premiers signes de cette maladie. La gale est très facilement transmissible : un simple contact de deux peaux suffit pour faire passer le redoutable acarien dune personne à une autre. La dissémination du parasite est favorisée par la vie en collectivité: crèches, hôpitaux ou maisons de retraites sont ses lieux de prédilection pour sa propagation. Les données sur l’épidémie sont quasi inexistantes mais sur le terrain, les spécialistes en constatent l’ampleur. Tous les jours, à Marseille mais également à Bordeaux ou Paris nous rencontrons de plus en plus de cas dans nos consultations hospitalières, affirme le professeur Marie-Aleth Richard, dermatologue à l’hôpital de la Timone à Marseille et secrétaire générale de la Société française de dermatologie. Or il existe un véritable problème d’accès aux médicaments, explique la spécialiste.Cette difficulté d’accès aux traitements est liée à différentes causes. La première est la pénurie persistante du traitement de référence. Depuis près d’un an, la lotion Ascabiol est absente des pharmacies en raison d’une rupture d’approvisionnement d’un de ses principes actifs. L’absence d’Ascabiol ne devrait pas entraîner de problème sanitaire car il existe des alternatives thérapeutiques, estime le docteur Nathalie Dumarcet, responsable du pôle dermatologie de l’Agence nationale de sécurité du médicament ANSM. 2 autres traitements sont en effet commercialisés en France, les comprimés de Stromectol et le spray Spregal. Mais les dermatologues ne partagent pas tout à fait l’analyse de l’ANSM. Ils pointent les contre-indications de ces produits chez les plus jeunes ou chez les asthmatiques pour le spray. Lorsque ces deux médicaments ne sont pas efficaces ou sont contre-indiqués, ils peuvent être remplacés par deux autres uniquement délivrés à l’hôpital, faute d’autorisation de mise sur le marché en France. C’est le cas de la Permetrine, produit de référence aux États-Unis mais qui est délivré dans des conditions très contraignantes en France, explique le professeur Richard.Enfin, dernier obstacle et non des moindres est le coût dissuasif de ces médicaments. Mis à part les comprimés de Stromectol, aucun traitement n’est remboursé par la Sécurité sociale. Or, selon les calculs de l’Institut de veille sanitaire, lorsqu’un cas de gale survient dans une famille, cela coûte 75 euros de traiter la personne et de protéger les autres. C’est pourquoi les dermatologues, tout comme le Haut Comité de santé publique, militent pour une prise en charge par l’Assurance-maladie des traitements contre la gale. Encore faudrait-il qu’ils soient disponibles.

via: LeFigaro.fr

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Epidémie de gale en Bourgogne

24 cas de gale ont été diagnostiqués depuis la mi-décembre au centre hospitalier de l’agglomération de Nevers, annonce ce lundi l’Agence régionale de santé Bourgogne, qui parle d’une épidémie en cours.

On dénombre aujourd’hui 4 patients et 20 membres du personnel du centre hospitalier de l’agglomération de Nevers atteints par cette maladie, écrit l’Agence régionale de santé (ARS) dans un communiqué.
La gale, une maladie bénigne qui a la peau dure.
Des écoles de Bagnolet infestées par la gale.
Les écoles infestées par la gale ont rouvert.
Epidémie de gale au centre de semi-liberté.
Plusieurs services» sont concernés, ajoute l’ARS.
Hausse des signalements ces derniers mois.
L’Agence détaille les mesures prises pour limiter la progression de cette maladie parasitaire de la peau sans gravité, mais contagieuse : traitement curatif des cas avérés et de leur environnement, proposition systématique d’un traitement à titre préventif aux agents des services concernés, acquisition de tenues de travail adaptées, traitement de la literie, etc.

L’ARS rappelle par ailleurs qu’environ 5000 cas de gale sont recensés en Bourgogne chaque année et qu’elle observe une hausse des signalements de cas ces derniers mois, notamment en collectivités.

Un petit acarien qui cause de fortes démangeaisons !

Cette maladie de peau bénigne est causée par un acarien, le sarcopte, qui creuse des tunnels sous la peau pour déposer ses oeufs. La gale est contagieuse par contact direct avec un individu infecté ou avec des objets contaminés comme des draps, ou des vêtements. Elle provoque de fortes démangeaisons et des lésions cutanées. Les malades et leur entourage doivent tous être traités avec des crèmes ou des aérosols et le linge contaminé doit être lavé à une température de 60′ minimum.

via : leparisien

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Charente-Maritime : La gale gagne du terrain

La gale gagne du terrain dans le département de la Charente-Maritime Il a été recensé plus de 90 cas de gale dans les écoles, collèges et lycées publics et privés du département, durant l’année scolaire 2011 à 2012. C’est pratiquement quatre fois plus qu’il y a tout juste six ans. Une progression fulgurante que la responsable santé scolaire des services départements de l’Éducation nationale tient à relativiser.

Les chiffres peuvent être inférieurs à la réalité. La maladie n’est pas potentiellement mortelle, contrairement à la rage ou à la méningite. Les médecins n’ont donc pas obligation de déclarer les cas rencontrés. Mais la tendance est nette : en Charente-Maritime, comme ailleurs en France, le parasite de la gale (le sarcopte de la gale, de son petit nom) gagne du terrain. Alors, certes, l’acarien à l’origine des irruptions cutanées et des démangeaisons (surtout nocturnes) caractéristiques de cette maladie de peau très contagieuse passe d’un épiderme à l’autre avec une certaine aisance.

Mais dans la plupart des cas, guérir les patients est médicalement très simple, assure le directeur de la santé publique à l’Agence régionale de santé du Poitou-Charentes. La difficulté, elle est sociale et économique, explique t’il.

Sociale, parce que nos modes de vie favorisent la vie en société (crèche, école, maison de retraite…) et, donc, la propagation du parasite. Économique, parce que les médicaments prescrits par médecins et dermatologues ne sont pas tous remboursés par la Sécurité sociale. D’où la tentation, pour les personnes infectées, d’interrompre trop vite leur traitement. À moins que ce ne soit, au contraire, les médicaments qui manquent ?

Depuis le 26 novembre, le laboratoire Zambon est en rupture de stocks d’Ascabiol, une lotion à base de benzoate de benzyle qui calme les irritations. Et c’est la deuxième fois, depuis le début de l’année. Officiellement, l’Agence nationale de santé et du médicament explique que le laboratoire fait face à une pénurie dans ses approvisionnements en sulfirame, l’un des composants actifs du médicament.

Pas d’épidémie en cours

En clair, la demande est tellement forte que la production ne suit pas, murmure le directeur du service de santé publique de l’ARS Poitou-Charentes. « On n’en reçoit plus depuis des mois, assure un pharmacien du quartier de Mireuil, à La Rochelle, alors qu’on voit de plus en plus de cas de gale et depuis des années. L’augmentation est régulière. »

L’examen des ventes de Stromectol (molécule ivermectine), le médicament remboursé de référence, le montre. L’officine a délivré une centaine de boîtes de comprimés, l’an dernier, contre seulement une trentaine voilà quatre ans. Une envolée que ne constate pas la pharmacie de la Paix, dans le centre de La Rochelle. Sur trois ans, statistiquement, c’est pratiquement stable. Juste une petite hausse.

L’Institut de veille sanitaire de Paris, lui-même, confronté à une hausse des signalements de cas de gale, a fini par mener l’enquête, en 2010, sur la période 2005 à 2008. Il en a conclu, avec d’infinies précautions, qu’une recrudescence de la maladie était probable, en France, fixant le seuil d’infection entre 337 cas et 352 cas par tranche de 100 000 habitants. Tout, ou presque, semble indiquer, donc, sans dramatiser, que le parasite s’immisce chaque jour un peu plus dans l’intimité de notre quotidien.

En Charente-Maritime, dans les mêmes proportions qu’ailleurs. Même si, à la mairie de La Rochelle, l’affolement n’est pas de mise. Il n’y a pas aujourd’hui d’épidémie dans les écoles, ni dans les familles, assure le directeur du service hygiène et santé publique. On entend dire qu’il y a pas mal de cas de gale, en ce moment, mais il n’y a aucun phénomène épidémique pour autant. Des cas dits isolés, donc, qui peuvent néanmoins s’étendre à tous les membres d’une famille.

L’urgence de briser le silence

Une grand-mère Rochelaise en témoigne, d’ailleurs, dans le dernier numéro de son journal de quartier, Quartier-Ouest « Laleu, la Pallice, la Rossignolette ». Elle y raconte comment huit personnes ont été infectées et sur-infectées durant des mois.

Un vrai calvaire qui tient pour beaucoup à la mauvaise réputation que se traîne la gale. Les gens associent souvent la gale, à tort, au manque d’hygiène du corps. Les malades qui sont de toutes catégories socio-professionnelles, ont donc tendance à passer leur mal sous silence, favorisant de fait sa transmission.

C’est ce tabou social, ce silence complice que la mère de famille a voulu briser. Le seul moyen, aujourd’hui, de venir un jour à bout de la gale.

via : Journal le Sud-Ouest

Maladies anciennes qui reviennent

Hygiène et vaccination restent les meilleurs moyens de se prémunir.

Un cas de scarlatine dans une école d’Agen signalé la semaine dernière, une vingtaine de cas de gale dans un lycée de Nérac, 55 cas de rougeole recensés dans tout le département de Lot-et-Garonne depuis le 1er novembre dernier, mais aussi, ci et là, une tuberculose ou une coqueluche… Une sorte d’inventaire à la Prévert de maladies qu’on pensait éradiquées et qui évoque plutôt le XIXe que le XXIe siècle. Et pourtant…

C’est vrai qu’on assiste à une recrudescence de ces maladies ; confirme-t-on du côté des services de la protection maternelle et infantile du conseil général. « On voit apparaître beaucoup de cas de gale en milieu scolaire notamment. »

Pour le président de l’Ordre des médecins du Lot-et-Garonne, le docteur Jean-Marcel Mourgues, ces maladies obéissent à des parcours particuliers : « La gale peut être, par exemple, le témoin d’un manque d’hygiène ou d’une insalubrité et se développe évidemment plus facilement en collectivité car elle est très contagieuse. Mais c’est une maladie qui n’a jamais vraiment disparu. Tout comme la scarlatine qui ne peut être prévenue et contre laquelle il n’existe pas de vaccin. La scarlatine a été peu présente depuis les années 1980, qui ont été placées sous le règne des antibiotiques. Le problème, c’est qu’à donner des antibiotiques systématiquement on provoque la résistance des bactéries. Le fait de moins en donner peut expliquer aussi ce retour. »

DÉPARTEMENT SOUS-VACCINÉ
Quant à la rougeole, c’est une question de vaccination. « Le Lot-et-Garonne est historiquement moins « vacciné » que le reste de la population aquitaine ou française (N.D.L.R., 75 % en Lot-et-Garonne, 85 % en Aquitaine, avec taux d’efficacité maximale à 95 %). Le vaccin ROR (rougeole oreillon rubéole) n’est pas obligatoire, juste recommandé. Comme il présente quelques effets secondaires, certaines familles sont réticentes. »

Parmi les autres facteurs expliquant également le retour de ces maladies, la paupérisation de la population lot-et-garonnaise qui n’a pas forcément les moyens de consulter ou la baisse de l’offre de soin, qui « isole » certains secteurs.

Gale, scarlatine, rougeole, tuberculose ou coqueluche… Ces maladies appartiennent au vocabulaire médical de 2012, à la faveur d’épidémies ou de cas recensés.