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Le Rat Passe Partout

Des rats toxicomanes de cocaïne

 Marcello Solinas et son équipe du laboratoire de neurosciences ont mené une expérience sur des rats toxicomanes. Jusqu’à preuve du contraire, les rongeurs ne consomment pas de drogues. Et pourtant, une équipe de l’INSERM à Poitiers a tenté une expérience sur des rats. Menée par le neuroscientifique, Marcello Solinas, l’équipe a démontré qu’un environnement enrichi limite le phénomène de rechute en période de sevrage. Les rats sont isolés dans des cages d’auto-administration, un cathéter posé sur le dos leur injecte de la cocaïne quand ils appuient sur un levier, explique Marcello Solinas. Les rongeurs consomment de la drogue non-stop pendant des mois. Un environnement enrichi fait la différence.

Pendant la phase de sevrage, les rongeurs sont séparés en deux groupes. Le premier va dans des cages petites, avec juste de l’eau, de la nourriture et un partenaire. Le second profite de cages plus grandes avec des jeux et plus de partenaires. Les cages de luxe offrent une meilleure stimulation. On remarque que les rats, grâce à un environnement enrichi, vont être moins tentés de reprendre de la cocaïne quand on leur remettra un levier à proximité, confie le scientifique.

Pour l’être humain, Marcello Solinas suggère que l’environnement enrichi peut être un facteur de stabilité. Bien sûr, cela dépend des gens. Tout le monde ne réagit pas pareil, mais c’est un bon début, estime-t-il. L’expérience, renouvelée avec d’autres drogues comme la méthamphétamine, l’héroïne et l’alcool, a donné des résultats similaires. C’est un bon espoir pour ceux qui veulent se sortir de leurs addictions.

via : Centre Presse 

Des chercheurs ont fabriqué un muscle artificiel capable de se contracter

muscle rat Des chercheurs ont réussi à mettre au point un muscle artificiel qui mime la fonction d’un muscle réel : il se contracte, se guérit après une blessure… et a pu être greffé chez plusieurs rats. Un muscle cultivé en laboratoire, capable de se guérir et qui fonctionne après implantation : c’est possible, au moins chez le rat. Une étude, menée par l’université de Duke (Caroline du Nord, Etats-Unis), détaille le fonctionnement d’un muscle biomimétique. Un muscle squelettique fonctionnel a pu être greffé sur des rats, rapportent les auteurs dans l’édition en ligne de PNAS, et a reproduit les mêmes fonctions qu’un muscle originel.

Aussi puissant qu’un muscle réel

Après plusieurs années de recherche, l’équipe est parvenue à mettre au point un muscle artificiel complexe. Il peut se contracter, comme un vrai muscle, mais aussi faire appel à un stock de cellules souches, appelées cellules satellites, afin de se réparer.

Pour le mettre à l’épreuve, les chercheurs ont fait passer une série de tests en laboratoire. Après une stimulation électrique, le muscle s’est contracté avec 10 fois plus de puissance qu’aucun autre muscle artificiel, au point d’atteindre la même puissance qu’un muscle originel. Attaqué avec une toxine présente dans le venin de serpent, le muscle a aussi été capable de se guérir, avec l’intervention des cellules satellites. Comme chaque muscle naturel, celui-ci possède une réserve de ces cellules, prêtes à s’activer si les fibres musculaires sont abîmées. Ce processus de réparation, les chercheurs sont parvenus à le reproduire, comme le montre la photo ci-dessous.

Une réussite chez le rat

Dr Christian Pinset, responsable de l’équipe Maladies musculaires à l’I-Stem. Les cellules s’organisent relativement bien, avec une partie des fonctions musculaires, comme la contraction.

Une fois les tests conclus en laboratoire, les chercheurs ont implanté le muscle biomimétique à des rats. Grâce à une fenêtre sur le dos de l’animal, ils ont pu observer en direct, et en temps réel, l’intégration du muscle à l’organisme. Tous les deux jours pendant deux semaines, l’équipe a réalisé des images du muscle modifié pour produire un flash fluorescent au cours des pics de calcium à l’origine de la contraction musculaire. A mesure que le muscle se renforçait, rapporte l’étude, les flashes sont devenus plus forts. Les cellules sont également parvenues à voyager à travers les veines qui se sont développées dans ce muscle artificiel.

Prochaine étape pour les chercheurs : vérifier si ce muscle biomimétique peut être utilisé pour réparer de vraies blessures musculaires. Mais il s’agit là d’un travail sur le long terme, comme l’explique le Dr Christian Pinset : Cela prendra du temps. Tout ce qui est fait chez le rat, il faudra le transposer chez l’homme, ce qui peut être difficile. Puis il faudra obtenir une production plus massive.  Toutefois, les domaines d’application d’un tel muscle ne manquent pas.

Dans une perspective plus immédiate, un muscle biomimétique pourrait s’avérer utile à l’industrie pharmaceutique, estime le Dr Pinset. Il pourrait par exemple être utilisé pour tester des molécules déjà mises au point.

via : pourquoidocteur

De la Bière contre des rats !

De la bière contre des rats Une université propose aux étudiants d’échanger des rats morts contre de la bière. Comment faire participer les étudiants à la nécessaire chasse aux rats au sein de leur université ? En leur offrant une bière pour chaque spécimen rapporté.C’est une opération de dératisation assez inédite qui a débuté au sein de la Victoria University de Wellington, en Nouvelle-Zélande :pour chaque rat mort rapporté, les étudiants gagneront un bon pour une bière au bar de l’université. Le docteur Gareth Morgan, à l’origine du projet, a expliqué dans le New Zealand Herald comment cette idée saugrenue lui été venue. S’interrogeant sur le meilleur moyen d’attirer les étudiants, il s’est demandé ce qui pourrait les motiver. Qu’est ce qu’ils aiment ? – La bière! Pour aider les jeunes dans leur quête, l’université a fourni une centaine de pièges à rats aux étudiants participants, qui sont principalement inscrits au sein du département d’écologie. Mais Gareth Morgan s’est dit un peu inquiet face à l’affluence d’étudiants volontaires, et a expliqué qu’il serait certainement nécessaire de racheter quelques pièges. Les rats ainsi attrapés ne seront pas, rassurez-vous, remis directement au bar en échange d’une consommation : les étudiants devront les donner au département de biologie, en échange d’un bon permettant de faire valoir leur gain. Les rongeurs seront ensuite congelés et utilisés pour la recherche. L’opération, financée par le docteur Gareth Morgan, devrait durer 6 semaines, et dans l’immédiat rester cantonnée à l’enceinte de l’université. A ses détracteurs qui craignent une incitation au «binge drinking », ce phénomène d’alcoolisation massive à la mode chez les jeunes, le philanthrope répond simplement : Pensez plutôt à tous ces rats qu’on va attraper.

via : Le Figaro Étudiant

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