Archives du blog

Etude génétique sur les punaises de lit

Des entomologistes américains ont procédé à la première analyse génétique sur les punaises de lit, qui pourrait conduire à de nouvelles méthodes d’élimination.

Alors que les punaises de lit sont en passe de devenir l’une des principales nuisances des habitations aux EU, nous avons une connaissance très limitée de leurs traits génétiques et de leurs mécanismes de résistance aux insecticides, explique Omprakash Mittapalli, professeur adjoint d’entomologie à l’Université de l’Ohio nord et coauteur de cette recherche.

Cette étude est la première à élucider les caractéristiques génétiques de cet insecte et à obtenir des connaissances moléculaires fondamentales concernant les mécanismes potentiels de défense et les gènes qui pourraient jouer un rôle dans la résistance métabolique aux insecticides, précise-t-il.

L’hypothèse la plus souvent retenue pour expliquer la résistance aux pesticides de ces insectes envahisseurs est un ensemble de mutations dans certains gènes. Mais le rôle détoxifiant et antioxydant joué par des enzymes, qui expliquerait la résistance des punaises de lit aux insecticides, est très mal compris.

Bien contrôlé depuis la Seconde guerre mondiale grâce à un usage étendu du DDT et d’autres insecticides aux effets durables, le nombre de punaises de lit Cimex lectularius a soudainement augmenté jusquà 500% en Amérique du Nord au cours de la dernière décennie et dans d’autres endroits du monde. Cette invasion, qui n’épargne pas les hôtels de luxe, coûte des milliards de dollars annuellement aux propriétaires d’habitations et d’hôtels et requiert l’utilisation de grandes quantités de pesticides, même si la plupart sont inefficaces. Outre la résistance aux insecticides, l’essor des voyages internationaux et l’échange de meubles d’occasion sont responsables des invasions.

Publicités