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Des insectes pour lutter contre la demande alimentaire mondiale

manger des insectes Ce projet innovant est porté par trois chercheurs de l’Université d’Angers. L’activité pourrait être créée en fin d’année 2014. Bipro est un projet de création d’un élevage industriel d’insectes pour l’alimentation humaine. Cette équipe est composée de trois chercheurs de l’Université d’Angers : Olivier List, Delphine Calas et Fabienne Dupuy. Ce projet innovant porté par Angers Technopole se démarque sur le marché grâce à sa capacité de production à grande échelle. La production et la consommation d’insectes est une solution à la « malbouffe ». À qui s’adresse cet élevage ? Elle s’adresse aux industriels, commerçants, et entreprises de vente en ligne d’insectes. L’entreprise a pour ambition de se positionner comme une alternative à l’élevage traditionnel pour répondre à la demande alimentaire mondiale qui devrait augmenter de 70 % d’ici 2050. La création de l’activité est envisagée en fin d’année 2014. Pourquoi des insectes ? Ils se reproduisent plus vite et ils nécessitent moins de nourriture que les porcs ou les boeufs qui ont besoin d’énergie pour maintenir leur température corporelle. Par exemple, 2 kg de nourriture sont nécessaires pour obtenir 1 kg d’insectes consommables, alors qu’avec un élevage traditionnel, 25 kg de nourriture sont nécessaires pour arriver à 1 kg de viande de bœuf consommable. La consommation humaine d’insectes, c’est l’avenir ? Elle concerne déjà 2,5 milliards de personnes en Asie, Afrique et Amérique Latine. Elle se démocratise et commence à arriver au sein de l’Union Européenne. De jeunes entreprises se positionnent sur la vente de produits à base d’insectes : macarons, barres énergétiques, insectes pour l’apéritif, etc. Les insectes contiennent une grande proportion de protéines, sont riches en fibres, oligo-éléments cuivre, fer, magnésium, etc. et se révèlent moins gras que la viande.

via : Ouest France Entreprises

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Hiver doux, retour précoce des insectes

moustique tigre Chaque année, les conditions hivernales normales tuent d’importantes populations d’insectes. Mais cette fois, l’hiver a été doux et les pertes ont été moindres chez certaines espèces de nuisibles comme les mouches ou les moustiques. De là à dire que nous serons envahis au printemps, les spécialistes sont plutôt rassurants. Les pucerons, eux, réapparaissent dès que la température atteint ou dépasse les 5 degrés. Ils sortent donc déjà de leur hibernation chez nous, et ils seront d’autant plus nombreux que l’hiver a été doux. Normalement les pucerons passent l’hiver au stade d’œuf. Mais quand l’hiver est doux comme cette année, ils hibernent au stade adulte et leur colonisation au printemps se fait beaucoup plus rapidement, explique Jean-Baptiste Dutrifoy, entomologiste à la Haute Ecole Provinciale de Hainaut Condorcet à Ath. Mais ce spécialiste des insectes rassure. Si les nuisibles feront leur apparition plus rapidement, leurs ennemis naturels aussi. On retrouvera donc rapidement un équilibre naturel. Par exemple, un des prédateurs des mouches et moustiques est la guêpe. A la sortie de l’hiver, il y aura également moins de mortalité chez les guêpes si bien qu’elles auront besoin de plus de mouches et de moustiques pour nourrir leurs larves. Du côté des non-nuisibles, papillons et abeilles devraient eux aussi tirer profit de l’hiver clément, mais l’entomologiste précise que les conditions climatiques à venir ont également leur importance. On observe déjà quelques abeilles solitaires, mais il faut encore que le beau temps perdure pour que les plantes se développent suffisamment pour qu’elles puissent se nourrir.

Retour possible des moustiques tigres

Enfin, les espèces invasives comme le moustique tigre venu d’Asie sont habituellement éradiqués par nos hivers rigoureux. Cet insecte tropical observé chez nous à Anvers l’an dernier pourrait donc réapparaître cette année.

via : rtbf Societe

Electricité : Se servir des Insectes pour créer du courant

insectes pour produire de l'electricite Des étudiants ont été récompensés pour leur projet intitulé Pokiwa, qui permet de créer de l’électricité grâce aux insectes. Grâce à un système de capteurs, ils utilisent à la fois les sons produits par les bêtes et leurs déplacements. Le tout sans jamais ni les capturer, ni même les toucher. Le principe consiste à installer des rangées de fleurs artificielles, sur lesquelles seront fixés deux types de capteurs.

Une ressource inépuisable

Tout d’abord des capteurs sonores, qui transformeront en énergie les ondes émises par les bourdonnements et les chants des insectes. Par exemple celui d’un grillon, qui peut monter jusqu’à 100 décibels. Or il est possible à l’heure actuelle de produire de l’énergie à partir d’un bruit de seulement 60 décibels. Il suffira donc que l’insecte vole à moins de 50 cm des fleurs pour que les micros enregistrent le son. Les autres capteurs, eux, transformeront en énergie les vibrations émises par les insectes lors de leurs déplacements. Quand ils volent, par exemple. La ressource est pratiquement inépuisable, puisqu’on estime qu’il y a sur Terre 137 millions d’insectes pour un être humain. Ensuite, l’énergie ainsi produite servira à alimenter des batteries, qui permettront de produire de l’électricité à petite échelle. Il sera ainsi possible d’alimenter une lampe par exemple. Les cinq étudiants à l’origine de ce projet vont tester leur invention en vrai pendant l’année, dans le Sud de la France. D’ici deux ans, ils espèrent pouvoir fournir de l’électricité aux populations des bidonvilles de Manaus, en Amazonie. Car c’est une région où il y a beaucoup d’insectes – des gros spécimens, de plus.

via : rtl.fr