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Des feuilles de haricot contre les punaises de lit

Bedbug, Punaise de lit Comment se débarrasser de façon « bio » des punaise de lit ?

Des chercheurs américains décrivent dans une revue de la Royal Society britannique une nouvelle méthode, inspirée d’une ancienne tradition des Balkans, qui utilise les propriétés des feuilles du haricot. En Bulgarie ou en Serbie, on recouvre le sol autour du lit de feuilles de haricot qui retiennent prisonniers les parasites suceurs de sang au cours de leurs incursions nocturnes. Le matin, il ne reste plus qu’à brûler les feuilles pour exterminer les insectes. Mais comment les punaises de lit sont-elles prises au piège ? Des entomologistes de l’Université de Californie et de l’Université du Kentucky ont observé en laboratoire les pérégrinations de l’insecte à la surface des feuilles grâce à des caméras vidéo à haute résolution et des microscopes électroniques à balayage. Les images ont ainsi montré que, contrairement à ce que l’on aurait pu croire, les punaises de lit ne sont pas piégées par les poils des feuilles qui agiraient comme de l’adhésif. En fait, les feuilles présentent des pointes très effilées, appelées trichomes, qui transpercent les pattes des insectes aux endroits critiques, les clouant sur place. Vieux fléau combattu jadis à coups de DDT et autres pesticides aujourd’hui interdits ; les punaises de lit ont fait un retour spectaculaire ces dernières années, infestant maisons, hôtels, écoles, lycées, collèges, maisons de repos, cinémas ou hôpitaux.

via : L’Orient Le Jour

Actualité : La victoire des punaises de lit

La punaise de lit La punaise de lit se révèle de plus en plus résistante aux pesticides. Des chercheurs croient avoir identifié les gènes responsables, et ce n’est pas une bonne nouvelle. Cela fait une quinzaine d’années que les experts parlent d’une croissance des punaises de lit en Amérique du Nord. Ces insectes sont particulièrement efficaces pour occuper de nouveaux territoires comme des logements sociaux par exemple, et les éradiquer coûte cher. Une équipe de l’Université du Kentucky vient d’identifier 14 gènes présents chez 21 populations différentes d’insectes résistants aux pesticides courants : un nombre aussi élevé de gènes signifie que nos armes contre les punaises sont devenues dangereusement inefficaces.

Etude génétique sur les punaises de lit

Des entomologistes américains ont procédé à la première analyse génétique sur les punaises de lit, qui pourrait conduire à de nouvelles méthodes d’élimination.

Alors que les punaises de lit sont en passe de devenir l’une des principales nuisances des habitations aux EU, nous avons une connaissance très limitée de leurs traits génétiques et de leurs mécanismes de résistance aux insecticides, explique Omprakash Mittapalli, professeur adjoint d’entomologie à l’Université de l’Ohio nord et coauteur de cette recherche.

Cette étude est la première à élucider les caractéristiques génétiques de cet insecte et à obtenir des connaissances moléculaires fondamentales concernant les mécanismes potentiels de défense et les gènes qui pourraient jouer un rôle dans la résistance métabolique aux insecticides, précise-t-il.

L’hypothèse la plus souvent retenue pour expliquer la résistance aux pesticides de ces insectes envahisseurs est un ensemble de mutations dans certains gènes. Mais le rôle détoxifiant et antioxydant joué par des enzymes, qui expliquerait la résistance des punaises de lit aux insecticides, est très mal compris.

Bien contrôlé depuis la Seconde guerre mondiale grâce à un usage étendu du DDT et d’autres insecticides aux effets durables, le nombre de punaises de lit Cimex lectularius a soudainement augmenté jusquà 500% en Amérique du Nord au cours de la dernière décennie et dans d’autres endroits du monde. Cette invasion, qui n’épargne pas les hôtels de luxe, coûte des milliards de dollars annuellement aux propriétaires d’habitations et d’hôtels et requiert l’utilisation de grandes quantités de pesticides, même si la plupart sont inefficaces. Outre la résistance aux insecticides, l’essor des voyages internationaux et l’échange de meubles d’occasion sont responsables des invasions.