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Insectes parasites vivant dans votre lit

Cimex Lectularius

Cette punaise de lit est l’une des plus courantes et la mieux adaptée à l’environnement humain. Mesurant 5 à 8 mm de long, ces punaises de lits profitent du moment où l’on est en train de dormir pour se nourrir de notre corps. A cause de ces petites bêtes, on peut subir jusqu’à 500 morsures par nuit. Ces morsures sont bien évidemment indolores, mais peuvent être suivies par de petites tâches sur la peau. Elles peuvent également être responsables de crises d’asthme.

Dermatophagoides pteronyssinus

Cette espèce d’acarien domestique se nourrit de détritus organiques tels que la peau morte. Chaque lit contient entre 100 000 et 10 millions de cette espèce d’acarien. Mesurant 0,4 millimètre de longueur, ces minuscules bestioles sont souvent responsables de l’asthme et de diverses allergies.

Cladosporium

Ce genre de champignon peut coloniser la matière organique végétale, morte ou vivante. En général, le cladosporium croît sur les surfaces humides, comme les matelas où les oreillers. Certaines spores sont également responsables de l’asthme et peuvent affecter les personnes souffrant de maladies respiratoires. Une exposition prolongée pourrait même affaiblir le système immunitaire en provoquant par exemple des lésions de la peau.

Phthiraptera

Les phthiraptères désignent tous les insectes sous le nom de poux. Ces derniers sont principalement présents dans des lits sales qui ne sont pas changés souvent. Ces poux sont des suceurs de sang et profitent de la nuit pour se nourrir de votre sang. Ils peuvent vivre jusqu’à 4 semaines dans votre lit et provoquer des démangeaisons et le typhus.

Les gaz toxiques

Les matelas modernes contiennent la plupart du temps des produits chimiques appelés composés organiques volatiles, les mêmes que l’on retrouve dans les produits d’entretien. Mais, ces produits chimiques peuvent provoquer des maux de tête, des migraines, des désordres neurologiques ainsi que des cancers. Les bébés sont les plus exposés car les berceaux actuels en contiennent 4 fois plus qu’auparavant.

Aspergillus fumigatus

Ce champignon s’accroche facilement aux tissus synthétiques du lit et peut donc infecter les poumons et le cerveau. Les personnes qui disposent d’un système immunitaire faible sont les plus exposés aux risques engendrés par ce champignon.

Fourmis

Les fourmis mangent tout, en allant du ver de terre à la chair humaine. Les fourmis sont connues pour envahir les lits des gens et leur venin peut engendrer des réactions allergiques sévères et rapides (anaphylaxie). Cela peut bloquer les voies respiratoires et dans les pires des cas causer la mort.

Escherichia coli

Des souches de bactéries E. Coli peuvent être présentes dans les oreillers et coussins des lits. Ces dernières attaquent les reins et le cerveau et peuvent provoquer des infections, des gastro-entérites ou des méningites qui se déclarent avec de la fièvre et le nez qui coule.

Staphylocoque doré

Cette bactérie aurait également été retrouvée dans les oreillers et coussins de nos lits. Elle pénètre dans nos corps via les coupures et écorchures, empoissonne le sang et arrête le fonctionnement des organes. Malheureusement, entre 20 et 50% des cas ne peuvent pas être traités.

Animaux domestiques

Les animaux de compagnie augmentent considérablement le risque d’attraper des vers, des puces et autres espèces dangereuses pour la santé. Un enfant de 9 ans serait mort suite à une peste bubonique qu’il a attrapé suite au transport d’une puce contaminée par son animal de compagnie.

via : De William – Posté dans Science.

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Maladies anciennes qui reviennent

Hygiène et vaccination restent les meilleurs moyens de se prémunir.

Un cas de scarlatine dans une école d’Agen signalé la semaine dernière, une vingtaine de cas de gale dans un lycée de Nérac, 55 cas de rougeole recensés dans tout le département de Lot-et-Garonne depuis le 1er novembre dernier, mais aussi, ci et là, une tuberculose ou une coqueluche… Une sorte d’inventaire à la Prévert de maladies qu’on pensait éradiquées et qui évoque plutôt le XIXe que le XXIe siècle. Et pourtant…

C’est vrai qu’on assiste à une recrudescence de ces maladies ; confirme-t-on du côté des services de la protection maternelle et infantile du conseil général. « On voit apparaître beaucoup de cas de gale en milieu scolaire notamment. »

Pour le président de l’Ordre des médecins du Lot-et-Garonne, le docteur Jean-Marcel Mourgues, ces maladies obéissent à des parcours particuliers : « La gale peut être, par exemple, le témoin d’un manque d’hygiène ou d’une insalubrité et se développe évidemment plus facilement en collectivité car elle est très contagieuse. Mais c’est une maladie qui n’a jamais vraiment disparu. Tout comme la scarlatine qui ne peut être prévenue et contre laquelle il n’existe pas de vaccin. La scarlatine a été peu présente depuis les années 1980, qui ont été placées sous le règne des antibiotiques. Le problème, c’est qu’à donner des antibiotiques systématiquement on provoque la résistance des bactéries. Le fait de moins en donner peut expliquer aussi ce retour. »

DÉPARTEMENT SOUS-VACCINÉ
Quant à la rougeole, c’est une question de vaccination. « Le Lot-et-Garonne est historiquement moins « vacciné » que le reste de la population aquitaine ou française (N.D.L.R., 75 % en Lot-et-Garonne, 85 % en Aquitaine, avec taux d’efficacité maximale à 95 %). Le vaccin ROR (rougeole oreillon rubéole) n’est pas obligatoire, juste recommandé. Comme il présente quelques effets secondaires, certaines familles sont réticentes. »

Parmi les autres facteurs expliquant également le retour de ces maladies, la paupérisation de la population lot-et-garonnaise qui n’a pas forcément les moyens de consulter ou la baisse de l’offre de soin, qui « isole » certains secteurs.

Gale, scarlatine, rougeole, tuberculose ou coqueluche… Ces maladies appartiennent au vocabulaire médical de 2012, à la faveur d’épidémies ou de cas recensés.