Archives de Catégorie: Fourmis

La fourmi, un phénomène de foire hyper résistante

fourmis Selon une nouvelle étude, les fourmis seraient capable de résister à des forces bien plus élevées que ce que l’on pensait jusqu’à présent. Alors que le monde est tourné vers les exploits des athlètes olympiques, une équipe de chercheurs vient de dévoiler une nouvelle fois les performances hors du commun d’une championne certes plus modeste mais tout aussi impressionnante : la fourmi. Ce remarquable insecte est connu depuis des années pour ses prouesses en matière de transport de charges lourdes. Des études précédentes affirment que l’insecte est capable de porter jusqu’à 1.000 fois son propre poids, soit l’équivalent d’un oisillon tombé du nid. Toutefois, ce chiffre, déjà sensationnel, pourrait être encore plus élevé, selon les récentes conclusions de travaux menés par des ingénieurs en mécanique et aérospatiale de l’Ohio State University. Ces derniers affirment que la fourmi serait capable de porter jusqu’à 5.000 fois son poids !

Une articulation très résistante

C’est l’articulation du cou des fourmis qui serait capable d’une telle résistance. Pour en arriver à de telles conclusions, les chercheurs ont du mettre au point un protocole extrême et destructeur. Celui-ci a consisté à coller la tête des insectes sur une centrifugeuse de la taille d’un disque compact. Le dispositif a ensuite été mis en marche de manière à ce que les forces appliquées sur le cou des fourmis augmentent petit à petit jusqu’au point de déformation et rupture de l’articulation. Les résultats, publiés dans le Journal de biomécanique, indiquent que la tête des fourmis se sépare de leur corps lorsqu’on leur applique des forces équivalentes entre 3 400 et 5 000 fois leur propres poids corporel moyen. Selon les chercheurs, cette résistance vient du fait que la surface de l’articulation du cou est dotée de microstructures en forme de bosses et de plis qui permettent d’assumer des charges importantes.

Entre résistance et force

Karin Moll, entomologiste allemande à l’University College de Fribourg a suivi de près cette étude sans être pour autant impliquée. Interrogée par Live-science, elle explique que ces conclusions sont certes très impressionnantes mais qu’elles ne signifient pas nécessairement qu’une fourmi peut soulever une charge de 5.000 fois son poids. Elle explique que les auteurs de cette étude ont montré que les fourmis sont capables de supporter cette force, mais cette situation est différente de celle de porter une charge. Les charges transportées par les fourmis sont généralement bien moins lourdes. Reste que des séquences vidéos capturées au hasard à travers le monde et postées sur le net donnent un aperçu impressionnante de ce dont les fourmis sont capables.

Sur la vidéo ci-dessus, on voit un groupe de fourmis transporter sur plusieurs mètres, un lézard mort. Les résultats de la nouvelle étude pourront inspirer la robotique et permettre la mise au point de dispositifs capable de soulever et transporter des charges de manière beaucoup plus efficace, ont estimé les chercheurs.

Les fourmis, des insectes encore plus forts qu’on ne pense ? par Gentside Découverte

via : Les fourmis, des insectes encore plus forts qu’on ne pense

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Fourmis : Elles utilisent leurs petits comme flotteurs

Formica Selysi Les fourmis qui construisent des radeaux utilisent leurs jeunes comme flotteurs. Cette étonnante découverte est l’œuvre d’une équipe de chercheurs du Département d’écologie et d’évolution de l’UNIL. Elle fait l’objet d’une publication aujourd’hui dans la revue scientifique PLOS One. Jessica Purcell s’est intéressée à Formica Selysi, une espèce de fourmi répandue surtout le long des rivières et dans les plaines alluviales des Alpes. Les individus observés provenaient de la plaine du Rhône, en Valais. La chercheuse et ses collègues ont soumis des groupes d’individus à des inondations artificielles, afin de voir comment ils s’organisaient. Nous avons constaté que les larves et les pupes étaient placées comme fondations du radeau, au-dessous des ouvrières qui s’agglutinaient pour former une seule structure, décrit Jessica Purcell. Les reines présentes étaient placées au centre, bien en sécurité. Nous pensions au début de cette étude que ce comportement montrait que certaines catégories d’individus étaient sacrifiées en cas de crise, explique Michel Chapuisat. Les chercheurs ont au contraire pu établir que les raisons d’une telle organisation sont très pragmatiques. Les insectes qui se trouvent à l’état de pupes, soit dans un cocon, en attente de la transformation qui fera d’eux des adultes, sont en effet ceux qui flottent le mieux. Et, comme tous les autres membres de leur société, ils peuvent survivre plusieurs heures durant sous l’eau. Cela explique sans doute l’abondance de cette espèce dans des environnements souvent inondés.


via : 24heures.ch.

Les fourmis folles contre le venin des fourmis de feu : Stratégie de défense

fourmis Pour lutter contre le puissant venin des fourmis de feu, les fourmis folles de Rasberry ont développé un antidote efficace. C’est la première fois qu’une stratégie de détoxification est observée chez des insectes. Que se passe-t-il lorsque l’on confronte entre elles des fourmis de feu et des fourmis folles de Rasberry ? La réponse est simple : celles-ci se font la guerre. Les Etats-Unis sont en effet devenus le siège de nombreuses de ces batailles miniatures ou les deux camps s’affrontent férocement pour protéger leur territoire. Les fourmis de feu « Solenopsis invicta » paraissent à première vue favorites au titre de championnes. Ces spécimens, originaires d’Amérique du Sud, ont commencé à envahir les Etats-Unis dans les années 1930 et rien ne semble pouvoir les arrêter. Agressives et dotées d’un puissant venin, les créatures peuvent achever d’autres insectes ou même de petits oiseaux et mammifères. Les fourmis folles fauves ou « de Rasberry » (Nylanderia fulva) également originaire d’Amérique du Sud, ont commencé leur invasion plus tardivement, dans les années 2000. Et pour lutter contre leurs principales concurrentes, elles ont développé une étonnante stratégie. Celles-ci sont capables de sécréter une substance qui neutralise le venin des fourmis de feu.

Des survivantes

Ce comportement a été mis en évidence par une équipe de chercheurs de l’Université du Texas à Austin. C’est la première fois qu’une stratégie de détoxification est observée chez des insectes. Selon les scientifiques, il s’agit certainement de la raison pour laquelle les fourmis folles de Rasberry sont actuellement capables de rivaliser contre leurs adversaires. Les chercheurs ont remarqué que lorsqu’elles se font piquer par leurs ennemies, les fourmis folles de Rasberry sécrètent et se frottent sur tout leur corps de l’acide formique provenant de leurs glandes. Pour mettre en évidence l’efficacité de l’acide, les scientifiques ont eu l’idée de fermer les glandes en les recouvrant de vernis. Les fourmis ainsi modifiées ont été placées dans un grand bocal au contact de fourmis de feu. Les résultats de l’expérience, parus dans la revue Science, indiquent que seule la moitié d’entre elles ont survécu après avoir été piquées. Au contraire, lorsque leurs glandes sont libres de sécrétées, 98% des fourmis folles de Rasberry survivent au venin de leurs concurrentes.

Un poison détruit ?

Pour l’heure, les chercheurs ne savent pas exactement comment l’acide formique parvient à protéger du venin des fourmis de feu. Selon leurs hypothèses, la substance pourrait détruire certaines protéines contenues dans le puissant poison et l’empêcher de pénétrer dans l’exosquelette de la fourmi. Cet avantage conféré aux fourmis folles de Rasberry  se serait surement développé dès lors que celles-ci sont entrées en contact avec les fourmis de feu. 

Bien que le mécanisme reste mystérieux, la stratégie s’avère en tout cas remarquablement efficace, à tel point que les fourmis pourraient bien en profiter pour se propager elles aussi. A moins que quelque chose de nouveau et de différent se produise, les fourmis folles devraient devenir une de ces nouvelles espèces de fourmis envahissantes écologiquement dominantes », explique dans un communiqué Ed LeBrun, responsable des travaux de recherche.

via : maxisciences

Des fourmis esclavagistes !

fourmi esclavagiste Des biologistes allemands ont découvert une nouvelle espèce de fourmis plutôt redoutable. Nommées Temnothorax pilagens, elles sont capables de s’infiltrer tels des ninjas dans les colonies voisines et d’en revenir avec des individus dans le but d’en faire des esclaves.

Les fourmis ont beau être de petits insectes, elles sont loin d’être totalement inoffensives. Et des biologistes allemands viennent encore d’en apporter la preuve avec la découverte d’une nouvelle espèce. C’est dans le nord-est des Etats-Unis que les scientifiques de l’Université de Mayence et du Muséum d’Histoire naturelle Senckenberg de Görlitz ont fait la connaissance de ces fourmis inconnus.

Selon l’étude publiée dans la revue Zookeys, ces dernières appartiennent au groupe des Temnothorax, qui compte plusieurs centaines d’espèces de petites fourmis vivant dans les arbres et les forêts. Mais par rapport à leurs congénères, les nouvelles venues présentent un comportement assez fascinant : elles sont capables d’infiltrer tout en discrétion les colonies voisines d’insectes pour se procurer des esclaves !

Cette attitude lui a valu d’être nommée Temnothorax pilagens ou tout simplement fourmi « pillarde ». Les scientifiques avaient déjà observé ce type de pratique avec certaines fourmis d’Amazonie capables de lever une armée de 3.000 individus qui rasait les colonies adverses ou menait un siège long et épuisant. Mais les Temnothorax pilagens font dans la subtilité et économisent leurs moyens et leurs forces en s’infiltrant à la manière de véritables ninjas.

Des attaquantes camouflées

Pour en arriver là, les scientifiques ont observé toute une colonie de ces fourmis et les ont étudié alors qu’elles s’attaquaient à d’autres colonies. Selon l’étude publiée dans la revue Zookeys, les pillardes parviennent à s’attaquer à deux autres espèces, Temnothorax longispinosus et Temnothorax ambiguous pourtant bien barricadées dans des noix ou des glands. Normalement, ces places sont faciles à défendre puisque les murs sont impénétrables et qu’elles ne possèdent qu’une seule entrée d’un millimètre de large.

Mais ces places fortes ont leur point faible : leur petite taille, rapporte l’AFP. Ainsi, les « fourmis pillardes », qui mesurent 2,5 mm, partent par groupe de quatre, dont l’éclaireuse ayant découvert la cible. Elles se glissent alors dans la place adverse par la petite porte. Cette intrusion ne déclenche que peu de réactions chez les fourmis envahies, ont observé les chercheurs. D’après eux, les Temnothorax pilagens utiliseraient peut-être une sorte de camouflage chimique.

Ce camouflage servirait à cacher leur signature chimique et les aiderait à passer inaperçues tandis qu’elles pénètrent dans les logis de leur cible. Une fois qu’elles sont entrées, au lieu d’abattre leurs congénères, comme c’est habituellement le cas entre fourmis ennemies, les pilagens emportent les larves mais aussi des adultes qu’elles ramènent chez elles pour les faire travailler à leur compte.

Agressive ou pacifique

Toutefois, le camouflage chimique n’est pas toujours totalement efficace. Dans les cas où les intruses sont démasquées, elles passent alors à l’attaque et abattent leur adversaire en les piquant avec leur dard à un point du cou précis : là où la carapace est molle, souligne l’étude. La piqûre entraîne une paralysie instantanée et une mort rapide.

Les colonies attaquées perdent de 5 à 100% de leurs occupantes pour quasiment aucune perte à déplorer chez les pilagens, peu nombreuses pendant les raids. En fonction des circonstances, le comportement des Temnothorax pilagens peut donc être aussi bien hautement agressif que relativement pacifique, concluent les chercheurs repris par LiveScience.

via : Une redoutable espèce de fourmis esclavagistes découverte aux Etats-Unis.