Archives de Catégorie: Insectes nuisibles

Des locataires de logement HLM contre les Punaises de lit

invasion punaises de lit dans logements HLM Des locataires d’Habitations à loyer modéré (HLM) de Laval intentent des procédures devant la Régie du logement contre l’Office municipal d’habitation de Laval. Les locataires réclament des milliers de dollars pour des biens perdus en raison d’une infestation de punaises de lit qui a débuté en juin 2013. Deux locataires ont déjà présenté leur dossier devant le tribunal de la Régie du logement. Elles réclament chacune environ 6000 $ pour perte de biens et dommages moraux. Ces locataires n’ont pas voulu rendre publique leur identité, par crainte de nuire à leur réputation et aussi par crainte de rendre leurs relations plus difficiles avec l’Office municipal d’habitation de Laval. L’une d’elles, affirme avoir dû remplacer tous ses meubles en raison des punaises de lit. Nous avons peur de nous asseoir sur nos divans en sachant qu’il y a peut-être des punaises. Les enfants ont même peur d’entrer dans leur lit parce qu’ils ont peur d’être piqués. Ça nuit à leur sommeil, raconte-t-elle.

Nathalie Brière habitait elle aussi Place Saint-Martin à Laval. Elle a résilié son bail en novembre dernier pour habiter un logement beaucoup plus cher à Montréal. L’Office municipal d’habitation a fait des traitements, mais les punaises revenaient tout le temps, confie-t-elle. Après les traitements, les enfants étaient malades, moi aussi, et ça ne donnait rien. J’ai demandé une résiliation de bail. » Nathalie Brière a contacté elle aussi une avocate pour obtenir un dédommagement. Quand on habite dans un HLM, c’est parce qu’on a besoin d’aide. On n’a pas besoin de problèmes supplémentaires, affirme-t-elle.

Reproches à l’OMH

Jusqu’à maintenant, quatre locataires et ex-locataires ont amorcé des démarches pour obtenir des dédommagements en raison de punaises à Place Saint-Martin. Selon nos informations, une cinquième s’apprêterait à le faire aussi. Elles reprochent à l’Office de n’avoir pas traité le problème comme il le fallait, dès le départ. Chez nous, ils donnaient des traitements préventifs alors qu’il y avait déjà des punaises, affirme Nathalie Brière. Mes clientes allèguent que l’Office municipal d’habitation de Laval n’a pas rempli ses obligations de garantir que le logement puisse servir à son utilisation normale, explique Me Karine Pelletier, qui représente Julia et une autre plaignante, devant la Régie du logement.

L’OMHL voudrait faire plus

L’Office municipal d’habitation de Laval reconnaît le problème. Il y a seulement quelques logements qui sont touchés, raconte Sylvain Carré, directeur de l’entretien à l’OMHL. Nous avons beaucoup appris depuis les derniers mois. Maintenant, nous donnons un préavis plus long avant les traitements et nous aidons les locataires à faire les préparatifs nécessaires, ce qu’ils ne faisaient pas toujours, explique Sylvain Carré. Le directeur admet que la lutte contre les punaises est difficile parce que les insectes ont trouvé refuge à l’intérieur des murs. Il faut leur tendre des pièges et traiter lorsqu’on nous les signale, poursuit-il. Depuis 9 ans, l’Office a triplé son budget d’extermination. Une dizaine de traitements ont été donnés à Place Saint-Martin depuis juin. Le dernier remonte à la fin janvier. Difficile de dire si le problème est réglé. Elles sont revenues après chaque traitement, commente Julia.

Code du logement et enjeu électoral

La situation du logement social à Laval n’est pas rose. Plus d’un millier de personnes attendent un logement de l’Office municipal d’habitation, qui compte un parc immobilier vieillissant et, dans certains cas, insalubre. C’est difficile de prévoir des travaux majeurs d’entretien lorsque le financement n’est pas stable, explique André Dénommé, directeur général de l’OMHL. Nous avons vingt immeubles à refaire pendant l’année. Mais si nous ne recevons notre budget seulement en mai, on ne pourra pas y arriver. La ville de Laval voit deux solutions à ces problèmes. La première, doter la ville d’un code du logement qui prévoira du soutien aux locataires en cas de plaintes et qui permettra à la Ville d’inspecter plus efficacement la salubrité des logements. Nous préparons l’écriture de ce code, c’est une promesse électorale. Il sera prêt pendant l’actuel mandat, explique Nicolas Borne, conseiller municipal et président du CA de l’Office.

La deuxième solution se trouve à Québec : accorder à la Ville de Laval le statut de Ville mandataire en matière de logements sociaux. Avec un statut de Ville mandataire, nous serions priorisés lorsque des sommes sont disponibles pour logements sociaux. Nous pourrions aussi choisir quels projets sont priorisés, explique André Dénommé. Nous allons demander aux candidats aux prochaines élections ce qu’ils comptent faire en matière de logements sociaux pour Laval

via : Punaises de lit – des locataires envisagent des poursuites – Un texte de Francis Labbé – Radio-Canada.ca

 

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Guerre déclarée en Corse contre le capricorne asiatique

capricorne asiatique Après le cynips parasitant les châtaigniers et le charançon rouge fatal pour les palmiers, les Capricornes asiatiques  s’ajoutent à la liste des espèces nuisibles pour la végétation corse. A Furiani en Haute-Corse, trois chiens participent à la guerre contre Anoplophora glabripennis. Leurs noms, Vinja, Emily et Enduro ces trois chiens spécialisés dans la détection d’insectes et leurs maîtres interviennent à Furiani depuis deux semaines et contribuent à la localisation du capricorne asiatique détecté en Corse. Il y a Nina, une jeune allemande maîtresse des deux labradors, et Joël, lui est suisse et le maitre du berger hollandais. A eux cinq ils aident à la lutte contre le capricorne asiatique.

Une première en France

Le deux premiers chiens détectent l’insecte, le troisième le localise. La méthode a déjà fait ses preuves en Autriche et en Allemagne mais en France c’est une première. En Corse, cette procédure a contribué à la localisation de foyers qui pourraient échapper à la vigilance humaine. Le capricorne originaire d’Asie du Sud est a été accidentellement introduit en Corse avec du bois d’emballage. Cet insecte nuisible s’attaque à des arbres sains, qu’ils soient jeunes ou vieux. Les arbres à bois tendre essentiellement touchés sont les érables, les peupliers les saules les marronniers mais aussi les hêtres les platanes et les arbres fruitiers.

Le Capricorne, ennemi public

Une prospection est organisée avec les agents de la Fédération Régionale de Défense contre les Organismes nuisibles de Corse et de la Direction Départementale de la Cohésion Social et de la Protection des Populations de Haute-Corse. La seule façon de se débarrasser efficacement de ce parasite est d’abattre, de broyer et d’incinérer les végétaux infestés.

Après le cynips qui parasite les châtaigniers ou encore le charançon rouge fatal pour les palmiers de l’île, cet insecte, Anoplophora glabripennis, et Anoplophora chinensis, un autre Capricorne asiatique, viennent   s’ajouter à la liste des espèces nuisibles pour la végétation corse.

Un Capricorne très polyphage

Anoplophora chinensis est très polyphage, sur les essences feuillues, principalement à bois tendre. Les arbres sur lesquels il est le plus fréquemment intercepté sont les érables, les peupliers, les pommiers, les poiriers, les pruniers, les  Citrus, les hêtres, les platanes.  En Haute-Corse, depuis un arrêté préfectoral  de juillet 2013, la lutte contre Anoplophora chinensis est obligatoire.

via : la guerre est déclarée en Corse – France 3 Corse 

Les Punaises de Lit ou Bedbugs

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Les punaises de lit sont en constante augmentation dans les villes du monde entier depuis une dizaine d’année. Elles ont envahi les hôtels newyorkais, progressent de 24% chaque année à Londres et leur présence a triplé depuis 2005 dans les grandes villes françaises. En Suisse, cette année, le nombre de cas de punaises de lit a quasiment doublé dans la plupart des grandes villes.

Pourquoi une telle augmentation?

Des feuilles de haricot contre les punaises de lit

Bedbug, Punaise de lit Comment se débarrasser de façon « bio » des punaise de lit ?

Des chercheurs américains décrivent dans une revue de la Royal Society britannique une nouvelle méthode, inspirée d’une ancienne tradition des Balkans, qui utilise les propriétés des feuilles du haricot. En Bulgarie ou en Serbie, on recouvre le sol autour du lit de feuilles de haricot qui retiennent prisonniers les parasites suceurs de sang au cours de leurs incursions nocturnes. Le matin, il ne reste plus qu’à brûler les feuilles pour exterminer les insectes. Mais comment les punaises de lit sont-elles prises au piège ? Des entomologistes de l’Université de Californie et de l’Université du Kentucky ont observé en laboratoire les pérégrinations de l’insecte à la surface des feuilles grâce à des caméras vidéo à haute résolution et des microscopes électroniques à balayage. Les images ont ainsi montré que, contrairement à ce que l’on aurait pu croire, les punaises de lit ne sont pas piégées par les poils des feuilles qui agiraient comme de l’adhésif. En fait, les feuilles présentent des pointes très effilées, appelées trichomes, qui transpercent les pattes des insectes aux endroits critiques, les clouant sur place. Vieux fléau combattu jadis à coups de DDT et autres pesticides aujourd’hui interdits ; les punaises de lit ont fait un retour spectaculaire ces dernières années, infestant maisons, hôtels, écoles, lycées, collèges, maisons de repos, cinémas ou hôpitaux.

via : L’Orient Le Jour