Santé : Des moisissures invisibles dans les maisons

Une bonne partie des habitations ne présentant aucune tache de moisissures sur les murs sont quand même contaminées. Il y a de plus en plus de moisissures dans les habitations. D’abord, parce que depuis les chocs pétroliers de 1973 et 1979, les logements sont de moins en moins chauffés. Ensuite, parce que l’isolation des bâtiments pour limiter les déperditions de chauffage et réduire les émissions de gaz à effet de serre entraîne un renouvellement insuffisant de l’air intérieur et favorise la condensation à la surface des murs et des sols, comme le soulignent deux études récentes publiées dans la Revue française d’Allergologie.

Selon une enquête réalisée par l’Insee en 2006 auprès de 40.000 ménages, la présence de taches de moisissures est rapportée par 23 % des occupants. Dans le même temps, nos capacités de détection ont beaucoup évolué. Auparavant, seules les salissures et l’odeur de moisi signalaient leur présence. Mais il existe maintenant plusieurs méthodes pour détecter les moisissures, comme les prélèvements d’air par impaction ou les mesures de poussières. Du coup, on a découvert quelles sont présentes dans un bien plus grand nombre d’habitations que ce que l’on pensait.

Une étude conduite à Clermont-Ferrand et dans les villages environnants a montré que 59 % des habitations sont contaminées, alors que l’on ne voyait des traces aux murs que dans 19 % d’entre elles. Le constat visuel se révèle donc largement trompeur. Pas toutes pathogènes, personne n’est à l’abri.

L’équipe pilotée par Stéphane Moularat, de l’université Paris Est, a constaté que 68 % des habitations rurales étudiées autour de la capitale Auvergnate sont contaminées contre 49 % en zone urbaine. Cela pourrait s’expliquer notamment par leur plus grande surface et l’ancienneté des constructions. Les moisissures sont associées à l’humidité, que cette dernière soit due à des fuites d’eau, à l’habitude de faire sécher le linge dans une des pièces ou au manque d’aération. Les évolutions technologiques sont néanmoins limitées car la détection ne va pas forcément de pair avec l’identification. Cest un problème car, parmi les milliers d’espèces de champignons filamenteux ou de levures classées comme moisissures, une partie d’entre elles seulement sont potentiellement pathogènes. Le Conseil d’hygiène publique en a dressé la liste dans un rapport récent.

Tous ces micro-organismes peuvent induire des maladies respiratoires comme l’asthme ou des allergies mais aussi des sinusites et des symptômes respiratoires ORL et bronchiques. Mais il reste beaucoup d’incertitudes sur les concentrations à partir desquelles ils peuvent être dangereux pour la santé et il est difficile d’établir un lien direct entre pathologies et moisissures, compte tenu de la présence d’autres facteurs polluants chimiques notamment pouvant être à l’origine de ces maladies.

Dans le doute, mieux vaut aérer son logement et éviter toute source importante d’humidité.

À propos de Laboratoire SUBLIMM

Spécialiste de la lutte anti-nuisibles ainsi que l'entretien et l'amélioration de l'habitât. Nous réalisons des prestations les plus ciblés ayant le soucis de ne perturber en aucun cas notre environnement.

Publié le 24 mars 2012, dans Moisissure, Santé, et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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